France : entrée en vigueur de la stratégie nationale de mobilisation de la biomasse

La France a dévoilé sa stratégie nationale de mobilisation de la biomasse. Cette stratégie formule des recommandations pour améliorer la mobilisation de la biomasse. Ceci, afin d’accompagner le développement de ses usages.

La biomasse-énergie : principale source d’énergie renouvelable en France

La biomasse-énergie est la principale source d’énergie renouvelable du pays : elle représente plus de 55 %[1] de la production d’énergie finale. En France, tout indique que les bioénergies sont amenées à se développer fortement.

Quelques raisons à cela :

  • le pays possède d'importantes ressources en biomasse ;
  • la biomasse est considérée comme l’une des solutions pour limiter l’usage d’énergies fossiles ;
  • elle est vue comme un moyen d’améliorer l’indépendance énergétique du pays et accroître sa richesse (résilience économique agricole et forestière pour les producteurs ainsi que pour l’ensemble de la chaîne de valeur) ;
  • de plus, différentes politiques publiques visent déjà à développer l’usage des bioénergies et matériaux biobasés.

Par conséquent, cette stratégie nationale était attendue de pied ferme par les acteurs du secteur. Aujourd’hui publique, elle envoie un signal fort aux pays voisins.

Améliorer la mobilisation de la biomasse

Améliorer la mobilisation de la biomasse : tel est l'objectif de la stratégie qui est entrée en vigueur ce 17 mars. Cette stratégie organise les conditions du recours accru et harmonieux à cette ressource, en amont des programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE) et de la stratégie nationale pour la bioéconomie. 

Concrètement, elle vise à surmonter les rigidités observées de l’offre de biomasse, en synergie avec les politiques déjà en place dans les domaines de la forêt, de l’agriculture, des déchets.

Notons que cette stratégie traite de la mobilisation et non pas de la valorisation, elle n’a donc pas de prise opérationnelle et directe sur les usages et leur articulation.

Qui est concerné ?

Les opérateurs des filières agricole, de la forêt et du bois, de la collecte et du traitement des déchets, de la pêche, des algues et de l’aquaculture, et les collectivités territoriales.

Plus d’infos ?

[1] Source : Ministère de la transition écologique et solidaire.

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