La valorisation du son de blé suscite un large intérêt !

La presse, les scientifiques et les industriels étaient nombreux à l’évènement de lancement de ValBran, mardi dernier à Wanze. Le projet Interreg qui vise à valoriser le son de blé a attiré plus de 70 personnes, issues de régions et milieux divers ; toutes désireuses d’en savoir plus sur le sujet.

L’objectif était bien entendu de faire connaître au public le projet et ses enjeux, mais aussi de permettre à tous de nouer des relations durables avec les partenaires et organismes présents.

Fort de son succès, cet évènement donne le ton pour les années à venir. D’autres manifestations sont à prévoir ; elles permettront de grossir la communauté d’intérêt de ValBran.

Le son de blé ?

Le son de blé est un coproduit agricole abondant, issu des procédés de meuneries et de bioraffineries. Il correspond aux enveloppes végétales qui entourent et protègent les grains de blé. Actuellement, ce sous-produit est majoritairement valorisé en alimentation animale et trop peu exploité pour la production de molécules à haute valeur ajoutée.

Pourquoi ValBran ?

L’objectif de ValBran sera donc de développer de nouvelles voies de valorisation du son. Il s’agira de produire de nouvelles molécules tensio-actives, utilisables dans des applications telles que la détergence, la cosmétique, les phytosanitaires ou les additifs alimentaires. Les technologies de transformation du son de blé en molécules tensio-actives développées durant le projet seront des procédés de biotechnologies blanches respectueuses de l’environnement.

Selon European Flour Millers, il existe environ 600 types de farines en Europe. La proportion de son de blé varie en fonction du type de blé et du type de farine produit (blanche ou complète). On estime que la proportion théorique d’extraction de son – issue du blé et disponible pour diverses utilisations – est comprise entre 15 et 25%.

En 2016, la Belgique a produit 1,4 millions de tonnes de blé, dont 906.640 tonnes en Wallonie et 489.224 tonnes en Flandre. La France a quant à elle produit plus de 29 millions de tonnes de blé. (Sources : Gouvernement Flamand ; Agreste)

Faire accepter ces molécules biosourcées : un enjeu majeur

La mise sur le marché de molécules d’origine végétale en remplacement de molécules d’origine fossile suscite des enjeux sociétaux. L’un des enjeux majeurs concerne l’acceptabilité des molécules biosourcées par les consommateurs.

Vers des synergies multiples

L’entreprise BioWanze – co-organisateur de l’évènement – soutient pleinement la démarche ; elle-même développe des pistes de valorisation du son de blé. Elle fait donc partie des entreprises sensibilisées par le projet.

Mardi dernier, Olivier Henroz - responsable céréales chez Wal.Agri – a également soutenu la démarche. Il a tenu un exposé clair et concret sur la production actuelle de blé en Belgique et en France et sur les flux mondiaux.

Plus d'infos ?
  • La présentation globale des 3 orateurs présents (FR et NL) ;
  • Le communiqué de presse (FR et NL) ;
  • Photos : ©ValBiom
  • Pour se tenir informé de l’évolution du projet (nouveautés, résultats, agenda), une adresse : www.valbran.eu
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La presse en parle !

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Contacts utiles :
  • Pour la presse francophone : Caroline Rémond - URCA – Cheffe de file du projet : +33 3 26 77 36 52 ou  caroline.remond@univ-reims.fr
  • Pour la presse néerlandophone : Stefaan Serlet - INAGRO : +32 51 27 32 24 ou stefaan.serlet@inagro.be
  • Pour toute autre question : Lauranne Debatty – ValBiom asbl – Responsable communication ValBran : +32 81 627 189 ou info@valbran.eu

Pour rappel, ValBran est un projet transfrontalier, réalisé dans le cadre du programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen, avec le soutien du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), de la Région Grand Est, de la Wallonie et de la Province West-Vlaanderen.

Pour mener à bien ce projet, 9 partenaires belges et français unissent leurs forces : les universités de Reims Champagne-Ardenne (URCA, unités FARE et ICMR), Picardie Jules Verne (unité GEC) et AgroBioTech Gembloux (laboratoire LBMI), les associations ValBiom et Inagro, l’institut technique VITO et les trois pôles de compétitivité Catalisti, GreenWin et IAR.

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