Technologie : l’infrarouge au service de la biométhanisation

Du tri des déchets organiques jusqu’à l’analyse en temps réel du comportement du digesteur, la spectrométrie infrarouge pourrait bien devenir la technologie incontournable sur les sites de biométhanisation.

La spectrométrie infrarouge est depuis longtemps utilisée pour analyser la composition de matières organiques. En envoyant un rayonnement infrarouge sur une matière, certaines parties de ce rayonnement seront absorbées et d’autres renvoyées. Le résultat est un spectre, une courbe, qui – selon les longueurs d’onde absorbées – permet d’identifier, voire de quantifier, les différents composants organiques de la matière (lipides, glucides, protéines, eau…).

Qu’existe-il sur le marché ?

Des trieurs de déchets par spectrométrie infrarouge sont déjà disponibles sur le marché. Cela permet, pour des poubelles ménagères par exemple, de vérifier qu’il n’y ait pas d’indésirables dans la matière envoyée dans le digesteur.

Il est désormais possible d’analyser le potentiel méthanogène grâce au test Flash BMP®, commercialisé par Ondalys, et élaboré par l’Irstea, l’INRA et l’Ecole des Mines d’Alès. Ce test prend deux heures, contre 30 jours pour les tests BMP traditionnels.

L’intelligence artificielle, bientôt l'allié du digesteur

Les futurs développements de la spectrométrie infrarouge concernent l’analyse du digesteur lui-même. Cela permettrait de détecter sans intervention humaine et rapidement un disfonctionnement du digesteur.

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